vendredi 10 mars 2017

Qu'est-ce que l'IaaS ?

L'Infrastructure as a Service (iaas) est l'une des trois principales catégories de services de Cloud computing, avec Platform as a Service (PaaS) et Software as a Service (SaaS). Comme tous les services de Cloud computing, ce service donne accès aux ressources informatiques dans un environnement virtualisé, le "Cloud", à travers une connexion publique, généralement Internet. Dans le cas de l'iaas, la ressource fournie est du matériel informatique virtualisé ou, en d'autres mots, une infrastructure informatique. La définition du service comprend des offres telles que l'espace serveur, des connections réseau, de la bande passante, des adresses IP et des load balancers. Physiquement, les ressources hardware proviennent d'une multitude de serveurs et de réseaux généralement distribués à travers de nombreux data centres, que le fournisseur de services Cloud a la responsabilité d'entretenir. Parallèlement, l'accès aux composants virtualisés est donné à l'entreprise cliente afin que celle-ci puisse construire ses propres plateformes IT.
A l'instar des deux autres formes d'hébergement Cloud, l'iaas peut être utilisée par les entreprises clientes pour créer des solutions informatiques à des coûts avantageux et facilement extensibles, dans la mesure où la complexité et les coûts inhérents à la gestion du matériel informatique sous-jacent sont externalisés au fournisseur Cloud. Ainsi, les entreprises ont tout loisir d'utiliser les ressources Cloud iaas lorsqu'elles en ont besoin, au gré de l'évolution de leurs opérations et de leur développement, plutôt que d'acheter, d'installer et d'intégrer elles-mêmes le matériel.
Exemples d'utilisations de services iaas par une entreprise :
  • Infrastructure de l'entreprise : pour ses réseaux internes, comme les réseaux de Clouds privés et les réseaux locaux virtuels, qui utilisent des pools de serveurs et des ressources réseau et sur lesquels l'entreprise peut stocker ses données et faire fonctionner les applications dont elle a besoin pour ses activités quotidiennes. Les entreprises en expansion peuvent augmenter leur infrastructure en fonction de leur croissance, et leurs Clouds privés (auxquels seule l'entreprise a accès) peuvent protéger le stockage et le transfert de leurs données sensibles.
  • Hébergement Cloud : hébergement de sites web sur des serveurs virtuels fondés sur un pool de ressources tirées de serveurs physiques sous-jacents. Par exemple, un site web hébergé dans le Cloud peut bénéficier de la redondance fournie par un vaste réseau de serveurs physiques et d'une extensibilité sur demande pour affronter les demandes inattendues dont il fait l'objet.
  • Virtual Data Centres (VDC) : un réseau virtualisé de serveurs virtuels interconnectés pouvant être utilisé pour offrir davantage de capacités d'hébergement Cloud ou d'infrastructure informatique ou pour intégrer l'ensemble de ces opérations dans une implémentation de Cloud privé ou de Cloud public.
Une offre typique d'Infrastructure as a Service (iaas) peut fournir les fonctionnalités et avantages suivants :
  • Extensibilité; les ressources étant disponibles dès que le client en a besoin, il n'y a donc pas de délais pour étendre ses capacités ni gaspillage de capacités non utilisées
  • Pas d'investissement en matériel : le matériel physique sous-jacent supportant un service IaaS est installé et maintenu par le fournisseur Cloud, économisant ainsi du temps et de l'argent pour le client qui n'a pas besoin d'y veiller lui-même
  • Modèle de prix basé sur l'utilisation : le service est accessible à la demande et le client ne paie que pour les ressources qu'il a effectivement utilisées
  • Indépendance de l'emplacement : généralement, il est possible d'accéder au service depuis n'importe quel emplacement tant qu'il dispose d'une connexion Internet et que la sécurité du Cloud le permet
  • Sécurité physique des sites de data centres : services accessibles par le Cloud public, ou Clouds privés hébergés à l'externe auprès du fournisseur Cloud, bénéficiez de la sécurité physique des serveurs hébergés dans un data centre
  • Aucun point de défaillance unique : en cas de panne d'un serveur ou d'un commutateur réseau, le service n'est pas affecté grâce à la multitude de ressources de matériel et de configurations de redondance. Pour de nombreux services, si un data centre entier devait se retrouver hors ligne, le service IaaS continuerait à fonctionner sans problèmes.

Les géants du Web

 
L'expression « géants du Web » est largement utilisée par la presse pour qualifier les grands acteurs d'Internet. On peut également rencontrer dans les médias l'expression « géants du numérique ». On entend souvent par là des structures qui prennent la forme d'entreprises (et qui se distinguent donc par leur présence en tête du classement mondial du chiffre d'affaires dans le secteur informatique) et qui ont su se construire les plus grosses bases utilisateurs du monde. On retrouve derrière cette expression des sociétés comme : Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, Yahoo, Twitter, LinkedIn et d'autres. Les actuels géants sont ainsi américains et surnommés GAFA ou GAFAM, acronyme constitué des géants les plus connus (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) ; ou encore chinois et surnommés BATX pour Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi.
Les deux expressions ne sont a priori pas synonymes bien qu'elles renvoient souvent aux mêmes entreprises du secteur informatique, leaders dans leur domaine grâce à leur capacité à se diversifier. L'expression « géants du web » renvoie aux entreprises du secteur informatique révolutionnant l'usage du web (par la mise en place de moteurs de recherche, de solutions de stockage des données en ligne le cloud computing , de réseaux sociaux, etc.). Par exemple, Google s'est lancé dans la numérisation de tous les livres papiers ; Facebook propose un espace illimité pour stocker ses photos.
L'expression « géants du numérique » renvoie plutôt à la capacité de certaines entreprises du secteur informatique à révolutionner l'univers numérique hardware et software en proposant de nouveaux terminaux, de nouveaux systèmes d'exploitation ou de nouvelles applications à la science informatique. Ces entreprises-là ont ainsi totalement pu réinventer les usages de l'informatique : par exemple, Google travaille sur des voitures qui se conduisent toutes seules après avoir développé Androïd pour les téléphones portables ; Amazon a donné corps aux liseuses numériques.
 

Les Avantages et Inconvénients du cloud computing

Avantages du cloud computing

Le cloud computing est généralement associé à une multitude d’avantages qui créent l’unanimité parmi les professionnels de l’entreprise. Notez toutefois que ces avantages demeurent théoriques, étant donné la nature même du concept.
1. La possibilité de déployer et de rendre disponibles des applications majeures et des environnements de travail de manière immédiate. La mise à jour des applications est systématique, et le fournisseur décharge son client de toute responsabilité de maintenance. Une simplicité imbattable donc, qui vous épargne en plus les développements coûteux
2. Les données peuvent être partagées, puisque tout utilisateur du cloud computing peut aisément rendre disponibles ses données à un ou plusieurs autres utilisateurs du cloud computing. Il est donc possible de créer une plateforme virtuelle collaborative en un temps record.
3. Un calcul particulièrement puissant, ce qui constitue probablement l’argument de choc en faveur de ce type de solution. Il faut effectivement garder à l’esprit que les structures limitées à ce niveau (puissance de calcul) peuvent ici se permettre une délocalisation de leurs traitements, et bénéficier ainsi de toutes les ressources et performances mises à leur disposition par le serveur du cloud computing. Bien qu’il ne concerne qu’un nombre assez réduit d’entreprises, cet avantage demeure l’un des plus importants du cloud computing.
4. Un accès libre et ouvert au client, qui peut établir sa connexion de n’importe où et avoir accès à ses données immédiatement, sans passer par la mise en place d’un VPN (réseau privé virtuel) dans l'entreprise.
5. Un suivi constant du développement de votre espace cloud computing. Vous êtes généralement informé, en temps réel, de l’évolution de votre plateforme de cloud computing, puisque l’installation d’un logiciel n’est pas nécessaire et que l’accès est effectué via un simple navigateur web
6. Une liberté totale, puisque vous n’êtes lié à votre fournisseur par aucun engagement à long terme. Les services du cloud computing sont soit facturés à la demande ou par abonnement mensuel. Vous demeurez donc libre de mettre un terme à ce service à tout moment, si vous jugez n’en avoir plus besoin, ou si vous désirez simplement changer de fournisseur.
7. Coût : du fait que le même service est proposé à de nombreux utilisateurs, son coût en est nettement amoindri.

Inconvénients du cloud computing

La question controversée de la confidentialité et de la sécurité des vos données demeure la limite majeure de cette solution. L’hébergement de vos données se fait en effet en dehors de l’entreprise, dans un service de base mis à votre disposition par votre fournisseur. Le risque de voir vos données finir en situation de vol ou de mauvaise utilisation demeure donc une possibilité.
Votre rôle, à ce niveau, consiste à veiller à ce que votre fournisseur propose une sécurité suffisamment exhaustive et à ce qu’il mette à votre disposition une politique de confidentialité englobant toutes vos données.
En fonction du fournisseur choisi, votre marge de manœuvre peut être limitée par la nature de l’offre proposée. Par exemple, si vous souhaitez accéder à certaines fonctionnalités de votre choix, votre fournisseur pourrait être dans l’impossibilité de les proposer. A vérifier avec votre fournisseur, donc.

Les enjeux de la culture digitale dans une entreprise

Les entreprises ont aujourd’hui tendance à empiler les outils digitaux. Or, en mettant en place par exemple des réseaux sociaux d’entreprise pour permettre aux collaborateurs de travailler plus efficacement entre équipes, l’organisation impose sa transformation digitale à ses collaborateurs. Cela ne fonctionne pas et il est aujourd’hui primordial que les entreprises aient la démarche inverse !

De nos jours, l’erreur la plus classique des entreprises qui se transforment est d’imposer en premier les outils. Ces nouveaux outils sont sensés créer de nouveaux usages, permettant aux salariés et à l’organisation entière d’évoluer dans la direction souhaitée. Or, l’outil ne suffit pas à changer l’usage. Pour ce faire, il faut d’abord faire évoluer les compétences des collaborateurs, permettant l’adoption d’une nouvelle culture, plus digitale par exemple, au service des projets de l’organisation. Vient alors l’outil, permettant de répondre aux objectifs fixés (plus de performance, de collaboratif,…).

Ainsi, afin d’embarquer les collaborateurs dans un processus de transformation numérique, il est important que ces derniers puissent avoir une vision globale de la stratégie, c’est-à-dire qu’ils puissent prendre conscience de l’ensemble des enjeux de cette transformation et du bien-fondé de celle-ci. Cela comprend un temps de formation, c’est-à-dire un moment d’échange autour des enjeux du digital afin d’enclencher le changement de culture. Et en dernier lieu doit venir le déploiement des outils numériques pour créer les nouveaux usages attendus.

Ces étapes sont aujourd’hui cruciales pour que l’ensemble des collaborateurs puisse prendre conscience des enjeux du numérique et ainsi faire basculer l’entreprise d’une culture traditionnelle vers une véritable culture digitale.
 
La formation, étape clef du processus de transformation

Si beaucoup pensent que la fameuse Génération Y est capable d’insuffler dans les entreprises le vent du changement, et de transmettre ses compétences et sa culture digitale, la réalité est toute autre puisque les enjeux de l’ancienneté sont très importants en France. Aussi, les générations se heurtent et se surveillent beaucoup, mais les échanges de compétences et de savoirs restent bien souvent au plus bas.

La formation externe semble ainsi être aujourd’hui la voie la plus neutre pour insuffler la culture digitale dans l’entreprise… à condition qu’elle soit proposée à tous les collaborateurs ! Car ce ne sont pas 5 ou 10% des collaborateurs qui sont concernés par tous ces changements, mais bel et bien l’ensemble de l’entreprise.

A ce niveau, formation portant sur la culture digitale permet d’embarquer l’ensemble des collaborateurs dans les transformations de l’entreprise et atténuer ainsi les résistances internes. Si la génération Y sera plus encline à s’y inscrire, elle va également pousser les autres collaborateurs à se former via ce support afin de s’approprier les problématiques du Digital.